Ushuaïa / Argentine

 
 

Ushuaïa.

2 Avril 2017.

Atteindre la ville la plus australe de la planète; Ushuaïa. De ce nom qui résonne dans mon esprit depuis ma plus tendre enfance, promesse d’aventure et d’exaltations! Et soudain y être. Y arriver pour les premières neiges. Sa nature brute, violente, digne. Ses vents, sa «mer» agitée. Une ville où utilitaire et nécessité sont les maîtres mots. Pas de place au superflu. Et pourtant, malgré sa rudesse, une ville à la fois accueillante et calme. À l’image de ces gens. Ici l’on est loin de tout. Le monde attendra, nous ne sommes pas pressés.

 
 
 

Cerro Guanaco, Parque National Tierra del Fuego / Ushuaïa, Argentine.
©2017 Florian Zellweger

 
 
 

Premier jour, monter jusqu’au glacier Martial, point de vue sur la ville. En chemin, rencontrer trois hommes, un Brésilien, un Chilien, et un Argentin. Ils montent tranquillement, leur thermos de maté à la main, joyeux. Plus inquiet, je décide de presser le pas, nous sommes en montagne et la luminosité diminue. Arrivé au pied du glacier, je contemplerais la vue, avant de les voir me rejoindre au moment de redescendre. Et les voir, en t-shirt et baskets, leur thermos d’eau chaude et leur calebasse de maté toujours à la main, commencer l’ascension du glacier. Alors, par fierté, par honneur, les suivre et remonter jusqu’au sommet avec eux, alors que le soleil se couche. Nous redescendrons ensemble, plus tard, en pleine nuit, insouciants et heureux!

Ushuaïa. Terre de Feu. Déambuler dans ces rues, où la neige, le froid contrastent soudainement avec des rythmes torrides de salsa qui emplissent la rue. Explorer sa nature authentique, faire face à ses vents, parcourir son parc national.

 
 
 

Ushuaïa, Argentine.
©2017 Florian Zellweger

 

Ushuaïa, Argentine.
©2017 Florian Zellweger

 

Lions de mer, Canal de Beagle / Ushuaïa, Argentine.
©2017 Florian Zellweger

 
 
 

Dernier jour à Ushuaïa. Dimanche ensoleillé. Se balader sur les quais, et se croire de retour, chez moi. Regarder le lac, les montagnes enneigées à l’arrière. Les joggeurs matinaux, les cyclistes en short. Oui, mais de fait ce n’est pas le lac, mais le canal de Beagle. Ici ce ne sont pas des cygnes, mais des pingouins, des lions de mer et des baleines! Et si tout le monde est en short, il fait pourtant moins de 10 degrés…

Cette ville, mélange d’utilitaire, de kitch et de décousu. Où l’utilitaire prédomine; on fait avec ce que l’on a. Je ne lui trouve pas de charme particulier, bien que ce lieu soit d’une intensité à toute épreuve. Pourtant le quitter me coûte. Je me sens arraché à une terre que j’aime. Brute et sincère. Une terre du bout du monde…